Partager l'article ! Cuzco - Santa cruz de la sierra: Hola todos, Après nos aventures dans la vallée sacrée Inca nous sommes retournés du côté de Puno ...
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Hola todos,
Après nos aventures dans la vallée sacrée Inca nous sommes retournés du côté de Puno pour quelques entretiens avec des chercheurs spécialisés dans les techniques d'agriculture andine. On a
notamment fait la visite de plusieurs sites où sont utilisés des sukakollos (waru waru en Quechua ou champs surélevés) guidés par un jeune local impliqué lui aussi dans la remise en
utilisation de ces techniques ancestrales. Ensuite on a traversé la frontière pour regagner la Bolivie et visiter la ville de Copocabana, point de départ des bateaux desservant l'île du
Soleil. Une journée nous a suffit et par chance on était sur place le samedi. Idéal car le w-e a lieu le baptème des voitures devant la superbe cathédrale qui fait la fièreté de la
ville. Une tradition à ne pas manquer, les habitants aspergent leur nouveau véhicule de bière et d'autre alcool pour s'assurer la bonne chance en route!
Le lendemain matin on est donc parti en direction de l'île et on s'est fait déposer au sud en milieu de matinée. On a marché quelques heures (on s'est un peu perdu entre temps...) et rejoint une
auberge qu'on nous avait conseillé pour passer la nuit. Le nord de l'île est bien moins touristique et on avait donc le village pour nous tout seul! Les cochons et les ânes sont partout et ça
faisait assez bizarre de se retrouver à la ferme à près de 4000m sur le lac Titicaca...
On a ensuite presque par hasard retrouvé les deux québécois avec qui on était monté au Machu Picchu et du coup on a passé une soirée super sympa à regarder les étoiles filantes aprés un
coucher de soleil de toute beauté. Le lendemain matin on a de nouveau eu droit à un spectacle magnifique, le lever du jour cette fois, juste au dessus de la cordillère royale...un must!
On a alors décidé de retourner à l'embarcadère au sud pour attraper le bateau de 10h30 et pouvoir arriver à la Paz dans la même journée. La montée s'est avérée très rude
et Stef était bien contente de ne pas avoir déjeuné avant... En effet vu l'altitude les 300m de dénivelé en 15-20 minutes se sont bien fait sentir de si bon matin! On a
ensuite apprécié les sandwichs de huevos en attendant le départ.
De retour à la capitale on a cherché un vol pour Rurrenabaque ayant entendu que le trajet en bus était un vrai calvaire. Moins de 40 euros aller avec l'armée ca nous semblait
correct et on a donc opté pour cela. Malheureusement le jour du départ les conditions météo étaient très mauvaises si bien que le vol a tout simplement été annulé (après nous avoir fait
revenir à l'aéroport en fin d'aprem...alors qu'on avait déjà patienté de 6h à 8h du mat sur place). On a donc filé au terminal de bus avec Céline (une prof d'espagnol super sympa qui
enseigne à...Vincendo à la Réunion!!) pour savoir à quelle heure étaient les départs le lendemain. Le rendez vous a été fixé à 11h et on a décidé de s'y rendre un peu en
avance pour prendre le petit déj' au marché.
Pour 50 bolivianos (6 euros) on était pas perdant au niveau du budget mais on passait par la fameuse "route de la mort"... super rassurant surtout quand on connait les talents de conducteur des
chauffeurs de bus sur les routes normales! On a donc quitté une fois pour toute l'Altiplano (on est monté jusqu'à 4800m et redescendu ensuite à 250m) pour arriver le lendemain
matin à Rurrenabaque en pleine jungle Amazonienne. Les paysages traversés étaient superbes et la chaleur écrasante de la forêt n'a pas failli à notre accueil pour notre plus grand
plaisir!
On a rapidement organisé notre séjour dans la forêt avec Mashaquipe, une agence que nous avait recommandé un groupe de Français rencontré à Sucre quelques semaines auparavant. On est donc
parti dès 9h pour remonter le fleuve Beni en lancha direction une communauté d'indiens Takana qui vit toujours en harmonie avec la nature. On a appris à écosser du riz selon
leur méthode traditionnelle (à l'aide d'un gros pilon, pas si facile que ça en a l'air d'ailleurs!) puis on a gagné l'auberge à proprement dite qui se situe un peu plus en amont de la
rivière.
Le programme pour les quatre jours suivants a été assez chargé avec deux nuits sous la moustiquaire, une séance d'artisanat, une partie de pêche peu fructueuse et des ballades en
forêt et aux abords du fleuve les sens en alerte, à l'écoute des bruits et attentifs aux différentes odeurs présentes autour de nous. En effet on a réappris à se servir de notre nez et
de nos oreilles pour débusquer les nombreux animaux qui peuplent ces lieux. Ils possèdent tous une odeur caractéristique (aussi bien les cochons sauvages que les singes etc.) qui permet de
détecter leur présence sans les chercher bêtement du regard (quasi impossible sauf gros coup de chance!). On a donc pu observer des pécaris, des singes, pas mal d'oiseaux et une belle tarentule
de bien 15cm de diamètre!
Le dernier jour après avoir plié notre campement on a construit un radeau afin de redescendre le fleuve jusqu'à l'auberge. Se retrouver debout sur des rondins de Balsa à diriger
l'embarcation avec des tiges de bambous dans un tel environnement était vraiment une expérience unique et restera un des meilleurs souvenirs de ce voyage...
Il était ensuite temps qu'on regagne la ville pour organiser la deuxième partie de notre aventure dans la pampa.
C'est une plaine recouverte par les eaux la majeure partie de l'année (ce qu'on appelle le Pantanal) et qui permet d'observer les animaux bien plus facilement étant donné que la forêt est ici
bien plus dégagée et très fournie en oiseaux, caïmans, dauphins roses, singes et autres mammifères. On a décidé de partir 3 jours, toujours en compagnie de Céline, et on a eu une
journée pour se reposer un peu, faire un tour dans un karaoke made in Bolivia avec notre guide, et passer une bonne nuit dans un vrai lit!
A 9h le lendemain on était dans le 4x4 en route pour 4h de piste...et autant de temps à manger de la poussière lol. Une fois passé la ville de Santa Rosa on est entré dans le parc
municipal du Rio Yacuma et on a pris la lancha pour rejoindre notre auberge. Au milieu de la pampa et plutôt sommaire, on s'est vite demandé si l'écologie était respectée... On a
rapidement trouvé notre réponse quand on a vu l'eau des douches et de la vaiselle s'écouler directement dans le fleuve. Il n'a pas fallu beaucoup de temps à notre guide pour qu'il nous
explique les problèmes environnementaux rencontrés depuis le début de l'exploitation touristique de la réserve. Ici les touristes sont rois...pour leur faire plaisir, les guides
donnent à manger aux singes pour pouvoir les observer de près, l'anaconda est régulièrement débusqué et passe de mains en mains si bien que nombre d'entre eux meurent à la suite de ces mauvais
traitements, la population de dauphins à déjà dramatiquement réduit en une quinzaine d'années etc. C'est donc avec un enthousiasme mesuré qu'on a entamé notre séjour et les moustiques ont
été notre cerise sur le gâteau lol.
On a de ce fait au cours des jours suivants été partagés entre émerveillement et préoccupation...l'endroit est en effet d'une richesse rare (plus de 600 espèces d'oiseaux il me semble,
entre aigles, caracaras, vautours, hérons, ibis etc. de très nombreux singes, capucins, hurleurs, noirs etc. les capibaras, sorte de ragondins kingsize, les dauphins...) tout simplement superbe
mais laisse songeur quant à sa durée de vie. On a donc en concertation avec notre guide décidé de déposer une requête auprès du bureau responsable de la gestion du parc
(l'entrée est quand même de 150 bolivianos (17 euros) et de la bouche même d'un agent de la préfecture on a appris que personne ne savait où allait cet argent!!) et on a du coup été
interviewé pour passer sur une chaîne locale dans un sujet de sensibilisation! D'un côté les touristes sont en grosse partie responsables de ce qui se passe (et en particulier une fois
de plus les Israëliens qui se comportent d'une manière totalement irresponsable sans aucun respect pour la faune et la flore obligeant les guides de part leur pression financière à les laisser
faire ce que bon leur semble) mais d'un autre les propriétaires des dortoirs se doivent d'améliorer la qualité de leur installations (fosse sceptique indispensable, evacuation des eaux usées
contrôlée et filtrée etc.).
On a quand même eu droit à un très beau coucher de soleil et le lendemain à son lever sur le Pantanal... somptueux! On est rentré après quelques heures de 4x4, deux changements de roue et
des problèmes de batterie, notre guide ne laissant jamais sa bonne humeur le quitter et on a eu la chance de voir deux toucans (toco tucán le plus grand de la famille!) ayant trouvé une
bonne branche pour passer la nuit.
Une fois rendus à Rurre on a pris une bonne douche (j'avais jamais eu le nez aussi rempli sale à cause de la poussière...) et le lendemain on s'est payé le luxe de déjeuner de
chocolatines et de chaussons aux pommes fabriqués par un boulanger Français expatrié dans la région depuis quelques années et connu à travers toute la Bolivie par les Français en voyage! Par
dessus ça un bon jus de fruits frais (cocktail bananes/oranges pour les filles avec sans exagérer au moins 10 fruits de chaque pour moins de 50 centimes d'euros...) et un petit café, le
rêve! ;-)
Maintenant on est à Santa Cruz après avoir vécu un vol intense aux décollage/aterrissage sur pistes en terre pleins d'émotions et une lutte acharnée contre les passagers clandestins
(les moustiques se sont fait une joie d'embarquer à bord lors de notre dernier vol)! On a pas mal patienté à Trinidad ce qui faisait partie du folklore mais sans une once d'énervement
(sentiment inconnu des Boliviens à ce que l'on a pu constater et qui font tout pour régler les choses calmement! Ils manquent vraiment d'éducation ces sauvages des pays du
tiers monde...) et tout s'est bien déroulé même si on a pas atterri dans l'aéroport prévu au départ lol!
Demain on reprend donc l'avion pour rejoindre Asunción au Paraguay (on a trouvé un vol pas cher et ca nous fait encore gagner un jour de transport) et on ira en direction des
chutes d'Iguaçu. On quitte donc la Bolivie définitivement pour cette fois et on gardera en mémoire sa diversité incroyable de climat, de paysages mais aussi la gentillesse de son
peuple...Bresil attention nous voilà il va falloir assurer!
Des gros bisous à tous en attendant de vous revoir très (trop?) bientôt!